Anticiper le monde qui vient

Vœu 3

Dans 10 ans, dans 20 ans, la réalité du monde professionnel aura profondément changé. Pour délivrer une formation efficace, il faut anticiper ces bouleversements, mais aussi se livrer à une réflexion sur la formation professionnelle. Avons-nous les outils pour nous permettre de nous adapter aux mutations du travail ?

Sommaire
  1. Ces métiers qui n'existent pas encore
  2. La formation est-elle en phase avec son époque ?
  3. Comment relancer l’alternance ?
  4. Réinventer la formation avec le digital
Chapitre 1

Ces métiers qui n'existent pas encore

En 2030, 85% des jeunes en formation aujourd'hui feront un métier qui n'existe pas pour le moment. Comment s'y préparer ?

Pendant des siècles, l'économie a reposé sur la transmission quasi immuable de métiers dont la tradition avait conservé les gestes de générations en générations, avec un petit nombre d'améliorations occasionnelles – et quelques innovations séculaires. La Révolution industrielle a ouvert une nouvelle ère, au cours de laquelle de nouveaux métiers sont apparus, qui tous connaissaient une évolution sensible au cours de la vie des travailleurs qui les exerçaient.

Une accélération du temps

Depuis l'avènement de l'ère numérique, la transformation des métiers est devenue une course folle, dans laquelle chacun doit s'attendre à devoir s'approprier chaque année de nouveaux outils, de nouvelles façons de s'organiser, de nouvelles applications. Les générations nées dans les années 1970 utilisent aujourd'hui quotidiennement des appareils qui relevaient de la science-fiction dans leur enfance.

Aujourd'hui, la question qui se pose est celle de l'association homme/machine, avec le risque de voir une partie importante des activités humaines robotisées à très court terme. Une étude publiée en 2017 par Dell Technologies et l'Institute for the Future estime que 85% des jeunes Américains aujourd'hui en formation exerceront en 2030 un métier qui n'a pas encore été inventé. Il y a 18 ans, une autre étude sur le même thème, souvent citée, tablait sur 65%... On voit la fulgurance de l'évolution. Selon une étude britannique, 47% des salariés américains exercent un métier susceptible d'être automatisé dans un avenir proche.

L'évolution depuis 20 ans : le recul des métiers intermédiaires

Le numérique et la robotisation n'expliquent cependant pas toute la dynamique de l'emploi. Le vieillissement de la population entraîne des besoins croissants dans les métiers du « care » (Services à la personne). À court terme, il faudra former les nouveaux occupants des près de 800 000 emplois créés chaque année d'ici à 2022 (dont 20% de créations de postes), d'après un rapport de France Stratégies.

Le premier métier pourvoyeur de nouveaux emplois sera celui d'agent d'entretien, essentiellement pour le remplacement des départs en retraite. Les aides à domicile et aides-soignants d'un côté, les cadres administratifs et comptables de l'autre sont les métiers qui verront le plus de créations de nouveaux emplois. Au total, nous dit l'étude, les métiers de cadres vont croître de 1,2% par an, contre 0,7% par an pour l'ensemble des métiers.

Cette croissance de la part des métiers qualifiés correspond à ce qu'on observe en Europe depuis le début du XXIe siècle. Mais à une partie seulement de l'évolution : en réalité, les métiers non qualifiés progressent autant que les métiers qualifiés – au détriment des métiers intermédiaires. Une étude conjointe de la London School of Economics et de l'Université d'Utrecht (2014) a mesuré le phénomène : entre 1993 et 2010, la part des métiers intermédiaires a diminué de 8 points (de 47% à 39%), au bénéfice, à parts égales, des deux extrémités de l'échelle.

Mais rien ne dit que cette évolution va se poursuivre telle quelle. Certes, l'informatisation des entreprises a probablement contribué à supprimer beaucoup d'emplois intermédiaires. Mais la robotisation de demain menace aussi bien des emplois peu qualifiés que des métiers de pointe : des algorithmes sont désormais capables d'assister les diagnostics médicaux ou d'analyser des documents juridiques.

Un défi pour la formation

L'effort de formation nécessaire pour permettre aux futurs travailleurs de suivre et d'anticiper ce mouvement sera colossal. Il suppose à la fois d'importants moyens, une grande réactivité, et de nouvelles pédagogies visant à apprendre à apprendre. Cet effort devra s'adapter à tous les publics, pour éviter que l'innovation n'approfondisse les fractures sociales.

La stratégie d'AGEFOS PME est toute entière tournée vers ces enjeux. Il s'agit d'apporter les formations les plus pertinentes le plus rapidement possible sur le terrain, dans les entreprises, là où le besoin se fait sentir. Mais il s'agit également de rester vigilant à l'émergence des nouveaux métiers, à la modernisation des anciens, aux besoins des territoires, des TPE-PME et des publics les plus fragiles. Le travail des observatoires prospectifs des métiers et des qualifications est essentiel. Mais aussi, l'offre de formation et de certification, pour être à la hauteur, doit pouvoir se renouveler rapidement, sans pour autant lâcher sur les exigences de qualité. Le métier et l'expertise d'AGEFOS PME se situent au croisement de tous ces enjeux cruciaux pour notre avenir.

Métiers d'avenir et avenir des métiers

De nombreuses études ont été publiées outre-Atlantique sur l'évolution des métiers. Parmi les plus récentes, celle de Dell s'intéresse au « partenariat homme/machine ». Les chercheurs ont interrogé 4000 décideurs mondiaux. La moitié déclare ne pas savoir à quoi ressemblera leur secteur d'activité dans 3 ans. Selon les statistiques américaines, les jeunes aujourd'hui en formation auront occupé 8 à 10 emplois d'ici leurs 38 ans, et accompliront pour 85% d'entre eux un métier encore à naître. La solution ? Le « in-the-moment learning », c'est-à-dire l'apprentissage instantané, en situation. Nul doute que le métier de formateur va lui-même connaître de nombreuses transformations.

Chapitre 2

La formation est-elle en phase avec son époque ?

Un jeune qui entre aujourd'hui sur le marché du travail ne va pas seulement exercer un métier nouveau ou renouvelé ; il va en changer souvent. Son parcours sera non-linéaire, dynamique, sans nécessairement être heurté. Le système de formation professionnelle doit être capable de l'accompagner dans ce mouvement, de lui permettre de l'anticiper, de le maîtriser.

Ambitions et réformes

La dernière réforme de la formation ne remonte qu'à 2014, ou même à 2016 si on considère les nouveautés de la loi Travail. Et déjà, il faut remettre l'ouvrage sur le métier ! Si l'on voit le verre à moitié vide, cette instabilité génère une incertitude dommageable pour le marché de la formation. Mais si on le voit à moitié plein, on donne au système les moyens de s'adapter et d'évoluer !

L'enjeu de cette nouvelle réforme est au moins double. Il faut amener plus de fonds de formation à ceux qui en ont le plus besoin : les jeunes et les chômeurs les moins qualifiés. Et il faut rendre le salarié toujours plus acteur de son parcours professionnel et de formation. Cela signifie des moyens, mais aussi des circuits et des outils appropriés. Maximiser l'utilisation de ces moyens, construire les ingénieries financières et de formation adaptées aux objectifs de chacun : c'est le métier et l'expertise d'AGEFOS PME qui attend naturellement d'une réforme qu'elle lui facilite la tâche.

Conversion, reconversion : les Français sont-ils prêts ?

Selon une étude Odoxa, 85% des Français estiment que changer de métier au moins une fois dans sa vie est une bonne chose. Mais les deux tiers d'entre eux jugent qu'il est difficile de passer du projet aux actes. Sur le terrain, on constate cependant que 37% des chômeurs qui retrouvent un travail le font dans le cadre d'une reconversion à un nouveau métier, selon une étude de Pôle emploi.

L'enquête Defis-formation, conduite par le Cereq sur 4500 entreprises et 16 000 salariés, constate cependant que l'accès à la formation demeure inégal : si les différentes catégories socio-professionnelles expriment le souhait de se former dans des proportions assez proches, les cadres sont nettement plus nombreux à demander (50%) et obtenir (56%) une formation que les ouvriers (19% et 22% respectivement). Il y a donc un véritable enjeu d'équité dans l'accès à la formation. Pour AGEFOS PME la proportion des actions financées est inversée.

Le CPF, l'individu acteur de son parcours ?

La réforme de 2014 a créé un outil très attendu au service du salarié : le Compte personnel de formation (CPF). Enfin un droit attaché à la personne, mobilisable sur sa seule initiative, avec ou sans l'accord de l'entreprise ! Mais si le CPF a connu un décollage assez rapide, son utilisation, selon beaucoup, reste d'un accès complexe pour ses bénéficiaires. Le système des listes d'éligibilité ne facilite pas la lisibilité. Le fait que le CPF ne finance « que » des formations certifiantes, également, peut s'avérer déconcertant pour l'utilisateur qui veut construire un parcours de formation.

À l'inverse, ouvrir et assouplir le CPF sans le doter de davantage de moyens financiers peut s'avérer risqué. C'est cette équation que les réformateurs vont devoir s'attacher à résoudre : faire en sorte que le CPF se traduise concrètement par un accès effectif à une formation pertinente et de qualité pour ses bénéficiaires. Des enjeux clés pour la prochaine réforme de la formation.

Datadock : l'offre de formation et le défi d'un label qualité

La réforme de 2014 a achevé de transformer la dépense de formation en véritable investissement, pour l'entreprise comme pour le particulier. Mais pour investir, il faut être informé. Comment s'y retrouver sur le marché des prestataires ? Comment être sûr que l'organisme auquel on s'apprête à confier sa formation va nous fournir une prestation conforme aux standards de qualité de la profession ?

Les financeurs privés (OPCA et Opacif), dont AGEFOS PME fait partie, ont donc développé en un temps record Datadock, un système qui permet le référencement des organismes sur la base des 6 critères officiels de qualité, par le biais d'une simple procédure en ligne. Chaque organisme doit fournir des preuves dématérialisées de son respect des 21 indicateurs communs permettant de mesurer le respect des critères. Le dossier est analysé et s'il est validé, l'organisme est référençable dans la base, et pourra prétendre aux financements des autres OPCA. De plus, le référencement au Datadock est reconnu, dans les faits, par les autres financeurs, comme Pôle emploi.

Avec plus de 24 000 organismes référençables au 19 octobre 2017, 13 000 autres dossiers en instruction, et plus de 47 800 organismes inscrits au total, le Datadock est déjà un succès. Il incarne la volonté des financeurs paritaires en général et d'AGEFOS PME en particulier de jouer pleinement leur rôle de guide impartial sur le marché de la formation. À l'heure où, de plus en plus, l'individu est placé en situation d'être acteur de son parcours, il faut lui en donner les moyens. À savoir, des financements et de l'information. Le métier d'AGEFOS PME est d'apporter ces deux ressources à ceux qui en ont besoin !

Chapitre 3

Comment relancer l’alternance ?

Sur le papier, l'alternance a tout de la formule magique : elle est tout à la fois une pédagogie performante, un excellent moyen d'insertion professionnelle et un mode de recrutement des talents pour les entreprises. On sait que nos voisins allemands y recourent massivement (56% des jeunes y recourent à un moment ou à un autre, contre 26% en France), et que la Suisse est un modèle du genre (les deux tiers des plus de 15 ans choisissent l'apprentissage). Comment alors la relancer ?

Un principe, deux dispositifs

En France, malgré la volonté des gouvernements successifs, l'alternance présente un bilan nuancé. En 2016, un peu moins de 500 000 embauches ont eu lieu en contrat d'alternance. En cause, la stagnation de l'apprentissage (un peu moins de 290 000 embauches en 2016, moins qu'en 2011-2012), qui contraste étonnamment avec la hausse du contrat de professionnalisation (pas loin de 200 000 en 2016, +33% depuis 2011).

En effet, l'alternance, en France, existe sous deux formes. Le contrat d'apprentissage relève de la formation initiale des jeunes. Géré par les pouvoirs publics (Conseils régionaux, Rectorats...), il souffre d'un certain manque de réactivité dans la création de nouvelles sections, du fait d'une réglementation inadaptée. Or la capacité à créer rapidement de nouvelles formations est essentielle aujourd'hui. Le contrat de professionnalisation, lui, relève de la formation professionnelle continue, et s'adresse à la fois aux jeunes et aux demandeurs d'emploi. Il est géré par les branches professionnelles et les OPCA.

Des règles et des publics différents

Le coût, la rémunération, les horaires, les cadres réglementaires des deux dispositifs ne sont pas les mêmes. Mais le principe est identique : le bénéficiaire ou l'apprenti, alterne dans la semaine ou dans le mois périodes de formation théorique et application pratique dans l'entreprise. Les taux d'insertion dans l'emploi à l'issue du contrat, dans un cas comme dans l'autre, avoisinent les 70%.

AGEFOS PME est présent sur les deux types de dispositifs : la professionnalisation en tant qu'OPCA (collecteur des fonds de la formation), et l'apprentissage en tant qu'OCTA (collecteur de la taxe d'apprentissage) depuis 2016. Ce dernier dispositif a en effet été réformé par la loi de 2014, qui a confié, pour faire court, la collecte de la taxe d'apprentissage aux OPCA et aux Chambres consulaires (une par région).

Un système sans doute perfectible

Il ne faudrait pas pour autant en conclure que les deux types de contrats sont redondants : en réalité, ils sont aujourd'hui très complémentaires, et sont utilisés en pratique par des entreprises et des publics différents. Mais une réforme pourrait certainement améliorer les performances et l'attractivité de l'apprentissage, en permettant par exemple une plus grande réactivité de l'offre de formation, des circuits de financement plus simples, et davantage de passerelles avec l'enseignement général.

En 2016, 26 500 contrats d'apprentissage ont été rendus possibles par AGEFOS PME, via le financement de 1 050 Centres de formation d'apprentis (CFA), pendant que plus de 40 000 contrats de professionnalisation étaient gérés en direct. AGEFOS PME, quoiqu'il arrive, continuera donc à promouvoir sur le terrain les contrats en alternance, qui ont fait amplement la preuve de leur pertinence et de leur efficacité comme le montre les enquêtes sur l'insertion des jeunes à l'issue du contrat.

Chapitre 4

Réinventer la formation avec le digital

L'avènement du numérique s'est accompagné de nombreux défis à relever pour les acteurs de la formation professionnelle. Mais il se révèle surtout être une formidable opportunité d'améliorer la qualité de service.

Parce qu'il implique des acteurs très différents – salariés, entreprises, organismes de formation, financeurs – avec un haut niveau d'exigence qualité, le système de formation professionnelle est nécessairement complexe. Depuis le début du siècle, la digitalisation a apporté des outils de plus en plus élaborés qui ont permis d'accélérer et de simplifier considérablement les procédures et les relations entre les acteurs.

La transformation, cependant, est loin d'être achevée. L'objectif serait de proposer aux utilisateurs des interfaces qui rendent quasi-transparente la complexité institutionnelle sous-jacente : il n'est pas encore atteint. Si les portails moncompteformation.gouv.fr et moncompteactivite.gouv.fr sont des réussites pour ce qui est de l'ouverture des comptes et de la consultation des droits, l'articulation avec l'accès concret à la formation pour les utilisateurs ne tient pas encore toutes ses promesses.

Une mobilisation de tous les acteurs

Sur le terrain, les acteurs privés de la formation investissent dans le digital. C'est le cas d'AGEFOS PME, qui améliore continûment ses services dématérialisés aux entreprises et ses propres process. C'est le cas, également, des organismes de formation. L'étude conduite, en partenariat avec AGEFOS PME, par l'Observatoire Prospectif des Métiers et Qualifications de la branche des Organismes de formation, permet de faire le point sur la digitalisation dans le secteur. La quasi-totalité des organismes interrogés, on ne s'en étonnera pas, dispose déjà d'un site internet, et les trois quarts sont présents sur les réseaux sociaux – y compris les petits organismes.

Par ailleurs, 6 prestataires sur 10 ont d'ores et déjà mis en place un outil de dématérialisation des échanges avec les clients, les financeurs et les stagiaires ; et un tiers envisage de le faire. Là encore, les organismes de moins de 10 salariés sont à peine moins équipés que les plus grands. Dans le même temps, la plupart des grandes entreprises sont désormais dotées de LMS (Learning Managing Sytems), aux fonctionnalités diverses. La digitalisation de la formation continue est donc en marche, et devrait continuer à transformer le métier dans les années à venir.

Une révolution du métier de formateur

E-learning, serious games, Mooc... À l'image du vocabulaire du secteur, le formateur lui-aussi a vu son métier se transformer en profondeur ces dernières années. Les changements sont de deux ordres. Le digital permet de porter l'information loin, en temps réel, à un grand nombre d'apprenants. Il rend la formation potentiellement ubiquitaire. Mais il permet également de développer des outils pédagogiques interactifs et innovants.

Des usages en pleine évolution

Les organismes de formation ont rapidement intégré ces nouveaux apports, même si tous les formateurs ne l'ont pas fait dans les mêmes proportions, ni au même rythme. Ajoutons que la formation n'a pas vocation à se digitaliser à 100% : le présentiel continuera sans nul doute à occuper une place importante, voire prépondérante, dans les actions de formation, tant l'interaction directe avec un formateur demeure utile et féconde.

L'étude de l'Observatoire Prospectif des Métiers et Qualifications de la branche des Organismes de formation présente une photographie des usages en 2016. Premier constat : près de la moitié des organismes de formation réalisent au moins une fraction (même très faible) de leur chiffre d'affaires via le e-learning. Seuls 4% des répondants réalisent plus de la moitié de leur chiffre par ce biais. Si 72% d'entre eux continuent à vendre des formations en présentiel, 35% proposent également des prestations en « blended learning », c'est-à-dire mêlant formation à distance et formation en présentiel. Le e-learning tutoré (avec un enseignant) représente 24% des prestations, le e-learning automatisé 16%. 10% des prestataires, en outre, incluent des « serious games » dans leur offre, 5% recourent aux Mooc.

Une transformation globale

La digitalisation impacte également d'autres aspects du parcours apprenant, comme l'évaluation (avant ou après formation) : 85% des organismes pratiquent ou envisagent de pratiquer à court ou moyen terme des tests d'évaluation ou de positionnement en ligne. La transformation digitale de la formation n'en est qu'à ses débuts.

Elle permet de diffuser les connaissances de plus en plus vite et de plus en plus loin, et affecte l'ensemble de l'écosystème de la formation. Expert de terrain du marché de la formation, AGEFOS PME est en mesure d'apporter aux entreprises et aux salariés une vision actualisée de l'offre existante et de ses possibilités démultipliées.

L'exemple AGEFOS PME Auvergne-Rhône-Alpes sur la sécurisation informatique

Le numérique ne transforme pas seulement les méthodes pédagogiques : il constitue également, en lui-même, un important sujet de formation. Tous les métiers sont impactés par la digitalisation, d'une manière ou d'une autre, qu'il s'agisse de métiers transverses ou spécialisés.

Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, AGEFOS PME a ainsi accompagné plusieurs actions très concrètes en matière de formation au digital. À Forez, c'est l'office de tourisme qui a souhaité bénéficier d'une nouvelle formation identifiée par la branche, celle de chargé de projet e-tourisme. L'objectif étant d'être à même d'accompagner les prestataires du tourisme dans leur transformation numérique. À Saint-Etienne, AGEFOS PME a promu un plan d'actions de formation, d'abord déployé chez un expert-comptable, pour sensibiliser les petites entreprises aux gestes élémentaires de la sécurité informatique. À chaque fois, il s'agit d'amener, très concrètement, l'expertise du digital aux TPE-PME, dans ses conséquences concrètes pour leur métier.

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