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La Volonté des PME - Juin 2008
Lo loi du 3l mars 2006 sur l'égalité des chances et deux décrets, du 29 août 2006 et du 3l janvier 2008, ont fixé un nouveau cadre juridique pour la réalisation des stages en entreprise. L'objectif ? Apporter davantage de sécurité aux stagiaires et offrir un cadre fiable aux entreprises. Parmi ces nouveautés : la limitation de la durée maximale d'un stage à six mois, l'obligation de conclure une convention, le versement systématique d'une gratification lorsque la durée du stage est supérieure à trois mois consécutifs.
La loi définit désormais très strictement le stage en entreprise : il ne s'agit ni d'un stage de formation professionnelle, ni d'une visite ou séquence
d'observation.
Une précision importante l'éleve ou l'étudiant stagiaire n'est pas sous la subordination de l'employeur et n'a pas les obligations d'un salarié. L' entreprise ne peut donc pas exiger du stagiaire la réalisation d'un travail productif.
En conséquence, la réalisation d'un stage ne peut poursuivre un objectif de remplacement d'un salarié absent ou licencié, d'exécution d'une tâche
régulière correspondant à un poste permanent,de recrutement dans le cadre d'un accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise ou d'un
emploi saisonnier.
Rappelons à ce titre que si, sous une apparence de stage, se dissimule l'exécution d'un travail productif,les tribunaux peuvent requalifier le stage en
contrat de travail a durée déterminée.
La durée maximale du stage est désormais fixée à six mois, renouvellement inclus (avec une exception pour les stages intégrés a un cursus pédagogique,
qui peuvent être plus longs).
Un « job d'été », c'est la possibilité pour un jeune, pendant ses vacances scolaires, d'être embauche et affecte à un poste de travail dans une entreprise.
À ce titre, il est salarié de l'entreprise.
L'obligation d'établir une convention de stage est généralisée. Conclue entre le stagiaire, le représentant de l'entreprise et l'établissement d'enseignement,
elle comprend un certain nombre de mentions, fixées par le décret du 29 août 2006.
Les établissements de l'enseignement supérieur (écoles de commerce et d'ingénieurs, universités) peuvent proposer des modèles types.
Une autre formalité à respecter pour les entreprises établir et tenir a jour la liste des conventions de stage conclues.
Des lors que la durée du stage est supérieure à trois mois consécutifs, le stagiaire doit percevoir une gratification. Et si un stage d'une durée initiale
inférieure ou égale à trois mois est prolonge, le stagiaire bénéficie d'un rappel de gratification.
Son montant est détermine par accord de branche étendu. À défaut, la gratification minimale est fixée a 12,5 % du plafond horaire de la Sécurité
sociale (soit, au Ier janvier 2008, 2,63 € par heure et 398,13 € par mois pour un stage à temps plein de 151,67 heures).
La gratification n'ayant pas le caractère d'un salaire, aucune cotisation n'est due, tant que la gratification n'excède pas 12,5 % du plafond horaire de la Sécurité sociale. Au-delà, les cotisations sont versées dans les conditions habituelles, a l'exception de l'assurance chômage et de la retraite.

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