Actualité

<- retour vers Actualités

Fédération Envie : « Nous sommes des entreprises classiques qui accompagnent les personnes éloignées de l’emploi »


Entretien avec Pierre-Luc Machefer, Chef de projet formation et professionnalisation à la Fédération Envie.

Présentez-nous la Fédération Envie…

Pierre-Luc Machefer : Envie est une fédération de 47 entreprises d’insertion : nous sommes des entreprises classiques qui accompagnent le retour à l’emploi de personnes éloignées du marché du travail. Nous avons 2 activités : la rénovation et la revente de produits électroménagers ainsi que la collecte et le traitement de déchets électriques et électroniques (D3E). Notre cœur de métier est donc la gestion de l’électroménager de seconde main, avec un traitement environnemental adapté des D3E que nous ne pouvons pas réutiliser. Nous avons 650 permanents sur tout le territoire pour assurer l’accompagnement des 2 000 salariés qui passent par notre réseau chaque année.

Qui sont vos salariés ?

P-LM : Ce sont très majoritairement des hommes, entre 26 et 50 ans, relativement peu qualifiés. Il s’agit du public de l’IAE , soit des demandeurs d’emploi longue durée, ou bénéficiaires des minima sociaux. Parfois, les salariés qui passent par notre réseau sont juste victimes d’un manque d’expérience professionnelle ou d’une inadéquation entre leur qualification et le marché de l’emploi. Pour eux, nous sommes le dernier palier avant le marché du travail « classique ».

Comment procédez-vous pour accompagner l’insertion ou la réinsertion d’un salarié ?

P-LM : Envie a des chargés de mission RH/accompagnement socio-professionnel, qui accompagnent les salariés du recrutement jusqu’à la préparation à la sortie vers l’emploi. Notre objectif est de lever les freins à l’emploi et en parallèle, de travailler sur le projet professionnel du salarié. Nous proposons d’ailleurs en très grande majorité des emplois à temps plein, avec une durée moyenne des parcours de 14 mois.

Quels sont les débouchés pour les salariés ?

P-LM : Le réseau Envie est organisé autour de 45 magasins et de 31 ateliers, ainsi que 29 site de collecte et traitement de D3E. À l’issue de leur passage par nos entreprises, les salariés s’orientent vers 5 familles de métiers principales : vente, réparation (électroménager ou autres produits), industrie, transport/logistique, BTP. Certains de nos vendeurs sont d’ailleurs formés en partenariat avec le CFA de la branche commerces et services audiovisuels (CFA DUCRETET). Notre objectif est de les rendre opérationnels et d’assurer leur employabilité. Depuis 1984, Envie a permis à 15 000 personnes de renouer avec la vie active.

Quels sont les projets d’Envie ?

P-LM : Depuis 2012, nous avons mis en place des évaluations de compétences formalisées. Ce projet, soutenu par les fondations FAPE/EDF et Bruneau, a bénéficié à plus de 500 salariés en insertion dès la 1ère année. Les acquis évalués et attestés ont en effet plus de valeur sur le marché du travail et cela contribue à redonner confiance au salarié. Parmi nos autres projets, nous souhaitons aussi multiplier les passerelles emploi en local, pour trouver des débouchés aux bénéficiaires.

AGEFOS PME est le partenaire d’Envie depuis 2010 : pouvez-vous nous en dire plus ?

P-LM : En effet, AGEFOS PME est notre partenaire pour la formation, mais notre collaboration s’inscrit aussi dans des projets comme le projet Compétences Clés. AGEFOS PME a financé une ingénierie de formation spécifique aux publics et aux situations professionnelles rencontrées dans le réseau Envie pour améliorer la maîtrise des savoirs de base par les salariés en insertion et préparer le passage du CACES. Entre 2011 et 2013, plus de 200 parcours de formation ont été engagés. Nous avons d’ailleurs réalisé une vidéo pour montrer sa mise en place au sein d’une entreprise.

Découvrez la vidéo présentant l'insertion dans l'emploi de publics prioritaires via l'acquisition de compétences clés

 

Publiée le : 08/07/2014

<- retour vers Actualités


En savoir plus sur

la Loi relative à la formation professionnelle, l'emploi et la démocratie sociale du 5 mars 2014

La nouvelle Loi 2014

Suivez-nous

Suivez-nous sur Twitter

Haut